SPECTACLE
L'Arlésienne
C'est comme si c'était l'histoire d'un homme
qui se racontait une pièce de théâtre.
Ou c'est comme si une pièce de théâtre traversait un seul homme.
Dans les deux cas, le présent a un goût de souvenir.
Théâtre « radical » : de quoi s'agit-il là,
sinon de voir les voix, et tenter de les faire voir ?
Nous arrêtons ici le « spectacle » à sa seule rêverie.
L'art de la mise en scène attendra.
Dans la pièce de Daudet, on ne voit jamais l'Arlésienne,
n'est-ce pas ? Cette fois, on ne verra pas davantage les autres,
Frédéri, Vivette, Rose Mamaï, le Gardian ou Balthazar…
Mais on entendra leurs spectres, ou plutôt leurs audres
(si sur spectare on a pu construire spectre,
il faut, sur audire, construire audre) ...
Et pourquoi L'Arlésienne ? Parce que c'est la Provence,
et, derrière la naïveté apparente de ses accents, tendez l'oreille,
le monde entier… Et parce que c'est autrefois, et, tendez l'oreille,
que c'est encore maintenant... Et parce que c'est l'amour, enfin.
Tendez l'oreille : celui, ici, maladie infantile et mortelle,
de tous pour tous.
Daniel Mesguich
Espace des libertés, Aubagne
27 mars 2026 à 21h00
Daniel Mesguich

RÉSERVATION
Gratuit sur réservation*
*Réservation conseillée, dans la limite des places disponibles. Placement libre. Merci d’arriver quelques minutes avant le début du spectacle. Pour le confort de tous, l’accès des retardataires sera possible uniquement dans les 10 minutes suivant le début de la représentation.

